Ce que GONG nous dit du storytelling

Pour illustrer ce post Patrice Guénolé, le fondateur de la marque Gong, en pirogue à balancier à Tahiti.

Un moment de lenteur, de pure beauté, un moment de proximité avec les éléments.

Pourtant Gong Galaxy ne vend pas de pirogues et sa pratique est hyper marginale en France.

Ceux qui sont passés par Hawaï ou la Polynésie (Pacifique Sud) savent cepedant que la pirogue est un objet symbolique d’une culture de l’océan axée sur une relation spirituelle avec l’océan, alors que les Occidentaux mettent davantage en avant la maîtrise technique.

Le parcours de l’intéressé ne laisse planer aucun doute sur son ancrage culturel dans l’histoire de la glisse et GONG est le fruit de sa trajectoire personnelle liée au surf, au windsurf et à tout ce qui suit derrière : le kite, le stand up paddle et bien sûr le foil.

L’extrait est sur sa page personnelle et il écrit :


“Tahitian paddling is pure technique: balance, timing, precision. And that’s exactly why I love it. Calm body, focused mind, nature all around.”

À une époque où l’on parle plus que jamais de l’importance du storytelling, jusqu’à l’overdose, il est bon de rappeler que, parfois, ce récit est juste le reflet d’une réalité. Ce n’est pas toujours le cas.

GONG fait d’ailleurs figure d’exception à plusieurs titres : la marque a su se développer sur plusieurs fronts : kitesurf, stand up paddle, surf, et aujourd’hui surf foil et wingfoil.

Elle s’est fait remarquer par un positionnement prix très agressif, ce qui, dans ce secteur d’activité, a souvent été synonyme d’image bas de gamme.

Or l’équipe au commande a su malgré tout faire sa place sur le marché en incarnant une marque accessible et suffisamment crédible.

La personnalité du fondateur, l’utilisation des réseaux sociaux, l’authenticité de la démarche et l’innovation ont été les bases sur lesquelles la notoriété s’est construite, là où d’autres ont échoué, notamment en voulant jouer une carte transversale, grand public, familiale et « outdoor ». Gong n’est pas exempte de critique mais c’est une réussite.

Même si le mot « glisse » a perdu de sa consistance, il subsiste quelque chose qui n’est pas soluble dans le grand tout marketing.

Où commence le vécu et s’arrête le storytelling c’est la question du jour ?

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Thierry Seray